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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais concentre une proportion élevée de logements chauffés exclusivement à l'électricité. Ce phénomène concerne particulièrement les pavillons construits entre 1970 et 1990 dans les bassins résidentiels de l'Artois, du Boulonnais et de la plaine maritime. À Lens, Béthune, Arras, Calais ou encore Boulogne-sur-Mer, des milliers de propriétaires subissent chaque hiver des factures de chauffage qui s'envolent, souvent bien au-delà de 2 500 euros par an pour une maison de taille moyenne.

Ces maisons équipées de convecteurs électriques à résistances — surnommés à juste titre "grille-pains" dans le secteur — présentent un rendement thermique de 1 pour 1 : pour 1 kWh électrique consommé, elles ne produisent qu'1 kWh de chaleur. Aucune machine, aucune récupération d'énergie ambiante. Ce principe de chauffe par effet Joule, économique à l'installation, est devenu un boulet financier à l'exploitation depuis la flambée des tarifs de l'électricité.

Dans les zones comme la Gohelle, le bassin minier autour de Lens et Hénin-Beaumont, les lotissements de l'agglomération de Calais ou les résidences pavillonnaires de Saint-Omer et Montreuil-sur-Mer, la proportion de logements tout-électrique dépasse 35 % du parc résidentiel. Ces secteurs regroupent des maisons construites à la même époque, avec des normes d'isolation dérisoires comparées aux standards actuels, et équipées en série de convecteurs électriques dits "à inertie" ou à chaleur soufflée. Le résultat est une précarité énergétique latente que les hausses successives du prix du kWh ont rendue insoutenable pour de nombreux ménages.

Face à cette réalité, la pompe à chaleur s'impose comme la réponse technique la plus pertinente. Mais encore faut-il comprendre précisément ce que l'on gagne — et ce que l'on investit — avant de prendre une décision.

Tableau comparatif : radiateurs électriques versus pompe à chaleur

Voici une comparaison rigoureuse des deux solutions de chauffage sur les critères qui comptent réellement pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur
Rendement (COP)1,0 (100 % effet Joule)3,0 à 4,5 selon modèle et saison
Coût d'installationFaible : 150 à 400 € par radiateurAir/Air : 3 000 à 8 500 € — Air/Eau : 8 500 à 16 000 €
Facture annuelle (100 m²)2 200 à 3 200 € en moyenne700 à 1 400 € selon isolation
Économies annuellesRéférence : 0 €1 200 à 2 000 € par an
Aides financières disponiblesAucune (remplacement à l'identique)MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ disponibles
Eau chaude sanitaire (ECS)Non incluse (chauffe-eau séparé)Possible avec ballon thermodynamique ou PAC Air/Eau
Climatisation en étéImpossibleIncluse sur les PAC Air/Air et réversibles Air/Eau
Confort thermiqueChaleur sèche, air pulsé, inconfort fréquentChaleur douce, homogène, hygrométrie préservée
Impact sur le DPEClasse E à G selon isolationAmélioration d'une à trois classes possible
Durée de vie10 à 15 ans (résistance)15 à 25 ans selon entretien

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais

Pour rendre la comparaison concrète, prenons le cas d'un pavillon de 100 m² situé à Lens ou dans l'agglomération de Calais, construit dans les années 1980, actuellement chauffé par convecteurs électriques. Le prix moyen du kWh en 2026 est estimé à 0,26 €, avec une hausse annuelle de 3 % intégrée dans les projections. Le besoin de chauffage est estimé à 12 000 kWh par an pour ce type de logement dans le climat du Pas-de-Calais.

Poste de coûtRadiateurs électriquesPAC Air/Eau (COP 3,5)
Investissement initial0 € (existant)12 000 € brut — 5 500 € après aides
Consommation annuelle (an 1)12 000 kWh — 3 120 €3 430 kWh — 892 €
Cumul des factures sur 10 ans35 640 € (avec +3 %/an)10 200 € (avec +3 %/an)
Coût total sur 10 ans35 640 €15 700 € (aides déduites + factures)
Économie réalisée sur 10 ansRéférenceEnviron 19 940 € d'économies nettes

Le retour sur investissement se situe entre 4 et 6 ans selon le niveau d'aides obtenu et les déperditions thermiques du logement. Plus le logement est mal isolé — et nombreux sont ceux dans ce cas dans le Pas-de-Calais — plus les économies réalisées sont importantes. Après le seuil de rentabilité, chaque année représente un gain net de 1 500 à 2 200 euros par rapport à la situation antérieure.

Le climat océanique du Pas-de-Calais est un avantage méconnu pour les PAC air/air et air/eau. Les hivers y sont doux par rapport à l'intérieur du territoire : les températures descendent rarement en dessous de -5°C, même dans les terres. La PAC fonctionne ainsi à un COP élevé tout l'hiver, sans jamais basculer en mode résistance électrique d'appoint (sauf rares épisodes de grand froid). Ce contexte climatique est idéal pour maximiser les performances énergétiques d'une installation.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Une chaleur douce qui respecte le confort des occupants

Le premier reproche fait aux convecteurs électriques — et il est fondé — concerne la qualité de la chaleur produite. Une résistance chauffe l'air directement : l'air chaud monte au plafond pendant que les pieds restent froids, la peau se dessèche, les sinus s'irritent. À l'inverse, une pompe à chaleur air/eau couplée à des radiateurs basse température ou à un plancher chauffant distribue une chaleur rayonnante, homogène dans tout le volume. La sensation de confort est radicalement différente, y compris dans les maisons les plus exposées au vent et à l'humidité du littoral du Pas-de-Calais.

La climatisation réversible : un atout croissant sur la Côte d'Opale

Si les étés dans le Pas-de-Calais ont longtemps été synonymes de fraîcheur, les canicules de 2019, 2022 et 2023 ont montré que la région n'était plus à l'abri des vagues de chaleur. Les maisons à forte inertie des années 1970-1980 — sans ventilation efficace — peuvent rapidement devenir invivables en juillet et août. Une PAC air/air ou une PAC air/eau réversible permet de rafraîchir les pièces sans installation supplémentaire, avec une consommation électrique modérée. Les convecteurs électriques, eux, ne proposent aucune fonction de refroidissement.

L'eau chaude sanitaire intégrée à la production de chaleur

Dans les maisons tout-électrique du bassin minier ou de l'arrière-pays boulonnais, l'eau chaude sanitaire est souvent assurée par un chauffe-eau électrique à résistance supplémentaire — un second poste de consommation souvent négligé. En optant pour une PAC air/eau avec ballon intégré, ou en associant la PAC à un ballon thermodynamique (chauffe-eau thermodynamique), on peut couvrir 70 à 80 % des besoins d'eau chaude avec de l'énergie fatale récupérée sur l'air, réduisant ce poste de 60 à 70 % par rapport à un chauffe-eau électrique classique.

La valorisation immobilière dans un marché sous pression réglementaire

Dans les agglomérations du Pas-de-Calais, le parc locatif et les transactions immobilières sont de plus en plus sensibles au DPE. Un logement classé F ou G se vend entre 5 et 15 % moins cher qu'un logement équivalent classé C ou D. L'installation d'une PAC, associée à une isolation raisonnée, permet généralement de gagner deux à trois classes DPE, et de valoriser significativement le bien. C'est un argument financier direct pour les propriétaires bailleurs comme pour les propriétaires occupants qui envisagent une revente à moyen terme.

Les solutions d'installation selon votre configuration

La PAC Air/Air : le remplacement le plus simple des convecteurs

La pompe à chaleur air/air est la solution la plus accessible techniquement et financièrement pour les maisons sans réseau hydraulique. Elle se compose d'une unité extérieure et d'une ou plusieurs unités intérieures (splits muraux), et peut remplacer fonctionnellement les convecteurs en chauffant et en climatisant pièce par pièce. Le coût s'échelonne entre 3 000 et 8 500 euros selon le nombre de têtes intérieures et la surface à traiter. Pour un pavillon de 100 m² dans le Pas-de-Calais, un système multisplit avec trois unités intérieures couvre généralement l'intégralité des besoins. L'installation se réalise en une à deux journées sans travaux lourds.

La PAC Air/Eau : la solution complète avec création de réseau hydraulique

La PAC air/eau est la solution de référence pour une rénovation énergétique complète. Elle remplace à la fois les convecteurs et le chauffe-eau, en alimentant un réseau de radiateurs basse température ou un plancher chauffant. C'est aussi la configuration qui permet les économies les plus importantes sur la facture globale. La contrepartie est un coût d'installation plus élevé — entre 8 500 et 16 000 euros avant aides — et des travaux plus conséquents, notamment la création d'un circuit hydraulique si la maison n'en dispose pas. Dans le Pas-de-Calais, où les pavillons sont souvent de plain-pied ou sur deux niveaux sans sous-sol, l'installation reste techniquement accessible pour la majorité des configurations.

La solution mixte : PAC principale et radiateurs d'appoint

Pour les propriétaires qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas changer l'ensemble du système de chauffage en une seule fois, une approche intermédiaire consiste à installer une PAC air/air pour les pièces de vie principales (salon, séjour, pièce centrale), tout en conservant quelques convecteurs électriques en appoint dans les chambres ou les espaces secondaires. Cette stratégie réduit significativement la consommation globale — les pièces de vie représentant 60 à 70 % des besoins de chauffage — tout en limitant l'investissement initial. Elle est particulièrement pertinente dans les logements en copropriété ou pour des propriétaires qui rénovent progressivement leur bien.

Aides financières et financement en 2026

L'installation d'une pompe à chaleur en remplacement de convecteurs électriques ouvre droit à un ensemble d'aides qui peuvent couvrir une part très significative du coût total. Voici le détail des dispositifs accessibles aux propriétaires du Pas-de-Calais en 2026.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' est le dispositif principal géré par l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH). Pour une PAC air/eau installée en résidence principale, l'aide peut atteindre 5 000 euros pour les ménages aux revenus intermédiaires et supérieurs, et davantage pour les ménages modestes. La demande s'effectue en ligne sur le portail maprimerenov.gouv.fr, avant le démarrage des travaux. Le logement doit avoir plus de deux ans, et l'installateur doit être certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Depuis 2024, MaPrimeRénov' est également accessible pour les PAC air/air dans certaines configurations, sous conditions.

Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros

Les CEE sont une aide versée par les fournisseurs d'énergie en contrepartie des économies générées par vos travaux. Pour une PAC air/eau en remplacement d'un chauffage électrique, le montant peut atteindre 3 000 à 4 000 euros selon les offres des délégataires CEE présents sur le marché. Cette aide est cumulable avec MaPrimeRénov' et ne nécessite pas de conditions de revenus. Elle est généralement intégrée directement dans le devis de l'installateur, qui se charge des démarches administratives. Il est conseillé de comparer plusieurs devis pour identifier l'installateur proposant la meilleure valorisation CEE.

L'Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) : jusqu'à 15 000 euros

L'Éco-PTZ permet de financer le reste à charge après aides, sans intérêts, sur une durée pouvant aller jusqu'à 20 ans. Le montant maximal est de 15 000 euros pour l'installation d'un système de chauffage renouvelable, ce qui couvre généralement l'intégralité du reste à charge d'une PAC air/eau. Ce prêt est accessible sans conditions de revenus et se demande auprès des banques partenaires du dispositif (Crédit Agricole Nord de France, Caisse d'Épargne Hauts-de-France, LCL, BNP, etc.). Il est cumulable avec toutes les autres aides.

Le bonus sortie de passoire thermique et la TVA à 5,5 %

Pour les logements classés F ou G au DPE — très nombreux dans le parc pavillonnaire des années 1970-1980 du Pas-de-Calais — un bonus spécifique "sortie de passoire thermique" peut être accordé dans le cadre d'un dossier MaPrimeRénov' rénov' globale, atteignant jusqu'à 1 500 euros supplémentaires. Par ailleurs, les travaux d'installation d'une PAC bénéficient de la TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %), ce qui représente une économie substantielle sur la main-d'oeuvre et les équipements. Cette TVA réduite s'applique automatiquement sur les factures des installateurs RGE, sans démarche particulière.

Attention : les aides MaPrimeRénov' sont soumises à des plafonds de ressources et à des conditions qui évoluent chaque année. En 2026, les règles d'éligibilité ont été partiellement modifiées. Il est indispensable de faire vérifier votre éligibilité par un conseiller France Rénov' avant de vous engager, ou de passer par un installateur certifié RGE qui connaît les dispositifs en vigueur dans le Pas-de-Calais. Les conseillers du Point Rénovation Info Service de l'Artois et de la Côte d'Opale peuvent vous accompagner gratuitement dans vos démarches.

DPE et obligations réglementaires : l'urgence pour les bailleurs du Pas-de-Calais

Le calendrier réglementaire des passoires thermiques concerne directement des milliers de propriétaires bailleurs dans le Pas-de-Calais. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location pour les nouveaux contrats. Cette mesure s'étend aux logements classés F dès 2028, puis aux logements classés E en 2034. Dans un département comme le Pas-de-Calais, où le marché locatif est actif dans les agglomérations de Calais, Boulogne-sur-Mer, Lens et Arras, cette réglementation crée une obligation de rénovation dans des délais très courts.

Les logements équipés de convecteurs électriques et faiblement isolés atteignent systématiquement les classes F et G au DPE. L'étiquette énergie est calculée à la fois sur la consommation primaire (chauffage, eau chaude, ventilation) et sur les émissions de gaz à effet de serre. Le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire étant de 2,3 en France, chaque kWh électrique consommé pèse lourd dans le calcul du DPE, ce qui pénalise fortement les logements tout-électrique.

L'installation d'une PAC air/eau couplée à une isolation des combles — le geste le plus rentable dans le Pas-de-Calais, où les combles perdus représentent souvent 30 % des déperditions thermiques — permet généralement de remonter de deux à trois classes DPE. Un logement G peut ainsi atteindre D ou C, avec un impact direct sur la valeur locative et vénale du bien. Pour les propriétaires qui possèdent plusieurs biens locatifs dans le bassin minier ou sur le littoral, cette mise en conformité réglementaire doit être anticipée dès maintenant.

Cas concret : une maison des années 1980 à Hénin-Beaumont

Prenons le cas d'un pavillon de 105 m² situé à Hénin-Beaumont, construit en 1978, occupé par un couple de propriétaires. Le logement est équipé de sept convecteurs électriques à inertie, d'un chauffe-eau électrique de 200 litres, et présente un DPE classé F. La facture d'électricité annuelle s'élève à 3 100 euros, dont environ 2 600 euros pour le seul chauffage.

Après visite d'un installateur RGE et audit énergétique simplifié, la solution retenue est une PAC air/eau de 9 kW avec ballon d'eau chaude sanitaire intégré, associée à la pose de quatre radiateurs basse température dans les pièces principales et au maintien du plancher existant. L'isolation des combles perdus est réalisée simultanément.

  • Coût total des travaux : 14 800 euros (PAC + pose + radiateurs + raccordement hydraulique)
  • Isolation des combles (90 m²) : 2 200 euros
  • Total brut : 17 000 euros
  • MaPrimeRénov' (ménage intermédiaire) : 5 000 euros
  • Prime CEE obtenue : 3 200 euros
  • TVA à 5,5 % (économie par rapport à 20 %) : 1 700 euros
  • Reste à charge après aides : environ 7 100 euros
  • Financement via Éco-PTZ : 7 100 euros sur 12 ans à taux zéro — 59 euros par mois

Après travaux, la facture d'électricité passe à 920 euros par an (chauffage + eau chaude). L'économie annuelle est de 2 180 euros. Le remboursement du prêt (59 euros/mois, soit 708 euros/an) est largement couvert par les économies réalisées. Le ménage économise environ 1 470 euros nets par an dès la première année, et ce gain augmente chaque année avec la hausse du prix de l'électricité. Le DPE passe de F à C, ce qui valorise le bien de manière significative en cas de revente.

Notre verdict : faut-il passer à la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais ?

Dans le Pas-de-Calais, le remplacement des convecteurs électriques par une pompe à chaleur est sans aucun doute l'investissement en rénovation énergétique le plus rentable disponible en 2026. Les conditions sont réunies : un climat océanique favorable aux performances des PAC aérothermiques, un parc de logements massivement tout-électrique avec des factures élevées, des aides financières substantielles qui couvrent 40 à 55 % du coût des travaux, et une pression réglementaire croissante sur les logements classés F et G.

La PAC air/eau est la solution la plus complète pour les maisons pouvant accueillir un réseau hydraulique. La PAC air/air est la solution la plus rapide et accessible pour les propriétaires qui souhaitent réduire immédiatement leur facture sans travaux lourds. Les deux solutions permettent un retour sur investissement en 4 à 7 ans selon la configuration.

Le seul frein réel est l'investissement initial, que l'Éco-PTZ neutralise en pratique : le remboursement mensuel du prêt à taux zéro est inférieur aux économies mensuelles réalisées sur la facture d'énergie. En d'autres termes, la PAC se finance elle-même dès la première année. Il serait difficile de trouver un argument financier valable pour rester aux convecteurs électriques dans le contexte tarifaire actuel.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Portail officiel des aides à la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
  • ADEME — Agence de la transition écologique, données sur les pompes à chaleur et le parc résidentiel français : ademe.fr
  • Ministère de la Transition Écologique — Réglementation DPE et calendrier des passoires thermiques : ecologie.gouv.fr
  • ANAH — Conditions d'éligibilité MaPrimeRénov' 2026 : anah.gouv.fr
  • Observatoire BBC — Données climatiques et performances des PAC aérothermiques dans le nord de la France

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